lundi 29 août 2011

Services à la personne : 1,7 million d’emplois en danger


Dans l’inventaire à la Prévert auquel se livrent experts et politiques en matière de niches fiscales et sociales, celles qui concernent les emplois à domicile reviennent systématiquement sur le devant de la scène. L’exercice s’est intensifié depuis que l’Etat s’est engagé à réaliser 12 Mds€ d’économies budgétaires cette année et en 2012 afin de rentrer dans les clous posés par Bruxelles et les agences de notation.

Un rapport très critique
Rendu public ce week-end, le rapport commandé par François Fillon à l’Inspection des finances stigmatise le dispositif. Les aides pour les services à la personne « semblent surcalibrées par rapport à l’objectif de lutte contre le travail au noir », disent les auteurs, qui dénoncent aussi des créations d’emplois insuffisantes. Pourtant environ 3,5 millions de personnes ont recours à des assistantes de vie, des nounous ou des enseignants à domicile. Au total, 1,7 million d’emplois ont été créés ou officialisés. On est loin des quelques dizaines de milliers de privilégiés qui ont investi, moyennant des défiscalisations massives, dans le cinéma ou les monuments historiques et des 40 000 emplois créés en deux ans grâce à la baisse de la TVA dans la restauration. « Si l’on a doublé le nombre d’emplois en dix ans, c’est grâce au dispositif fiscal et parce que les besoins ont évolué et se sont démocratisés. Considérer que cet avantage est une niche de riches, c’est oublier la réalité de nos concitoyens qui l’utilisent. Sa suppression signerait le retour vers un secteur non déclaré », affirme Marie-Béatrice Levaux, présidente de la Fepem, la — principale — Fédération des particuliers employeurs. La diminution en janvier des allégements de cotisations a déjà fait perdre environ 8000 emplois. A quelques mois de la présidentielle, à droite et à gauche, on avance sur des œufs. II reste au moins 1Md€ d’économies à trouver pour 2012. « Certaines catégories de niches favorisent l’économie, d’autres la cohésion sociale », a juste précisé hier à BFM TV Valérie Pécresse, la ministre du Budget. A bon entendeur…

Source : leparisien.fr

vendredi 26 août 2011

Personnes âgées : la réforme de la dépendance une nouvelle fois reportée

Et de quatre ! Pour la quatrième fois, le gouvernement a décidé de reporter la réforme de la prise en charge des personnes âgées dépendantes. Promesse de Nicolas Sarkozy en 2007, cette réforme devait être présentée en 2008, puis en 2009, en 2010 et finalement en 2011. Le président de la République avait prévu des annonces le mois prochain. Quatre priorités avaient été retenues : réduire la somme restant à la charge des classes moyennes dans les maisons de retraite, répondre aux attentes des aidants familiaux, aux difficultés rencontrées par certains départements qui financent la majorité des aides, et enfin donner un coup de pouce aux services à domicile. Au total, l'enveloppe devait être comprise entre 500 millions et 1 milliard d'euros, ce qui aurait nécessité de nouvelles recettes. L'aggravation de la crise met fin à ce projet, provisoirement seulement si l'on en croit le Premier ministre. François Fillon a annoncé hier que le gouvernement allait « continuer à travailler sur le dossier » d'ici au « début 2012 ». « Traiter ce dossier dans l'urgence ne serait pas responsable », a-t-il plaidé.
 Source : lesechos.fr

mercredi 10 août 2011

Une formation : Aide à domicile / Auxiliaire de vie sociale


L'aide à domicile est un vrai métier nécessitant d'avoir reçu une formation pour pratiquer un accompagnement de qualité auprès de personnes âgées ou dépendantes.

Diplôme requis et conditions d’admission


La formation est accessible à toute personne âgée d’au moins 18 ans sans qu'aucun diplôme ne soit requis. Toutefois, le candidat devra satisfaire un examen permettant d’évaluer des pré-requis qui comprend :
  • un questionnaire d’actualité orienté sur les problèmes sociaux (1h 30)
  • un entretien avec un jury

Les dispenses

Les titulaires des diplômes suivants sont dispensés de l’ensemble de l’examen d’évaluation des pré-requis :
  • DEAMP, Diplôme d’Etat d’aide médico-psychologique, DEAMP
  • BEP, brevet d’études professionnelles "carrières sanitaires et sociales"
  • BEPA, brevet d’études professionnelles agricoles, option "services - spécialité services aux personnes" ou "économie familiale et rurale"
  • BEPAAT, brevet d’aptitude professionnel d’assistant animateur technicien
  • CAP, certificat d’aptitude professionnelle "petite enfance" ou "employé technique de collectivité"
  • CAPA, certificat d’aptitude professionnelle agricole option "service en milieu rural" ou "employé d’entreprise agricole - employé(e) familial(e)
  • DPAP, diplôme professionnel d’auxiliaire de puériculture
  • DPAS, diplôme professionnel d’aide soignant
  • Titre assistant de vie
  • Titre employé familial polyvalent

Les titulaires des diplômes suivants sont dispensées de l’épreuve du questionnaire d’actualité :
  • Brevet des collèges
  • Brevet d’étude de premier cycle
  • Diplôme, titre ou certificat homologué au moins au niveau V

Les personnes suivantes sont dispensées de l’entretien avec le jury :
  • Titulaires d’une attestation de formation d’assistantes ou assistants maternels
  • Titulaires d’un certificat de compétences professionnelles "assister une personne dépendante ou âgée" ou "assurer la garde active des enfants et des bébés à leur domicile"
  • Titulaires d’un certificat de qualification professionnelle de la FEPEM
  • En fonction depuis au moins 3 ans dans l’aide à domicile.

Durée et contenu des études

La formation est organisée sous forme de modules réalisés en alternance sur une période de 9 à 36 mois et comprenant plus de 
500 h d’enseignements théoriques et pratiques en centre de formation.


Modalités particulières

Les titulaires de certains diplômes et certificats relevant du champ de l’aide à la personne (CAFAMP, DPAS, DP auxiliaire de puériculture sous réserve d’avoir 800h d’expérience professionnelle après validation de l’UF5, du CAFAD ou du BEP carrières sanitaires et sociales mention complémentaire aide à domicile, BEPA services aux personnes, CAPA, BAPAAT, titre assistant de vie, CCP, titre employé familial polyvalent) bénéficient de validations automatiques de modules qui donnent droit aux allègements de formation correspondants.
La formation est sanctionnée par le diplôme d’Etat d’auxiliaire de vie sociale (DEAVS), délivré par le préfet de région, après validation de l’ensemble des modules de formation. Les titulaires du CAFAD sont titulaires de droit du DEAVS. Le diplôme d’Etat d’auxiliaire de vie sociale est accessible par la voie de la validation des acquis de l’expérience (VAE).